On ne fait pas d’hivernage actif « parce que c’est plus simple » en Haute-Saône. Avec 56 jours de gel/an à Frotey-lès-Vesoul et 79 à Luxeuil (normales Météo-France 1991-2020, dont ~21 jours ≤ −5 °C à Luxeuil), le passif n’est pas une option lifestyle : c’est la protection du bassin. Voici comment on tranche depuis Port-sur-Saône, et ce qu’on répare chaque printemps quand ça a été bâclé.

Actif vs passif, sans langue de bois
Actif : filtration réduite (~2 h/j) + coffret hors-gel qui relance vers +5 °C. Utile en climat doux (littoral, Sud). Ici, une panne de courant un week-end de janvier, et skimmers / canalisations peuvent geler. En coteau vers Héricourt (zone neige C1), le risque n’est pas théorique.
Passif : arrêt total, chimie d’hiver, niveau baissé, purge, gizzmo, flotteurs, bâche, local technique vidé. C’est ce que recommandent la FPP et les fabricants pour les zones à fort gel, et c’est notre règle pour l’entretien / hivernage.
Les erreurs qu’on répare chaque printemps
On a déjà vu, vers Vesoul, un bassin hiverné trop tôt (eau encore à 16–17 °C fin septembre). Résultat au printemps : soupe verte, produit d’hiver usé, remise en route plus chère. Le seuil, ce n’est pas le calendrier : c’est l’eau sous 12 °C plusieurs jours (mypiscine, souvent mi-octobre dans l’Est).
On a déjà vu, près de Gray (nappe de Saône) et Lure (Ognon), un propriétaire qui vide le bassin « pour l’hiver ». La cuve peut se soulever. On baisse le niveau, on ne vide pas. En zone de nappe haute, c’est encore plus vrai.
On a déjà vu, côté Héricourt, un « actif » sans coffret hors-gel digne de ce nom, filtration coupée les soirs de gel. Facture : skimmer fendu + tuyau à reprendre (dépannage).
On ne bâche pas non plus en croyant remplir l’obligation sécurité NF P90 : une bâche d’hiver classique ≠ couverture NF P90-308. Deux sujets distincts, deux lignes de devis.

Le passif, dans l’ordre qu’on applique
- Nettoyer, équilibrer, produit d’hivernage.
- Baisser ~10 cm sous les refoulements ou purger au compresseur.
- Bouchons sur les refoulements.
- Gizzmo dans chaque skimmer (absorbe l’expansion de glace).
- Flotteurs en diagonale.
- Vidanger pompe, filtre, chauffage, électrolyseur.
- Couper l’électricité, poser la bâche.
Sans gizzmo après un vrai gel du 70, on le voit au skimmer au printemps. Ce n’est pas du marketing fabricant : c’est ce qu’on change quand ça a craqué.
Budget si vous déléguez
Mise en hivernage pro : 150–400 €. Ouverture printemps : 100–600 €. Contrat annuel 8×4 : souvent 800–2 500 €. Moins cher qu’un skimmer + une canalisation enterrée, et nettement moins cher qu’une remise en route après soupe verte.
Notre avis, sans détour
Dans le 70 : passif, bien fait, au bon moment (eau < 12 °C). L’actif, on le laisse aux climats doux. On part de Port-sur-Saône pour Vesoul, Lure, Gray, Héricourt : mieux un créneau en octobre qu’une réparation en mars.
Chiffres, idées reçues et sources ci-dessous. Pour planifier : 07 43 53 28 02, Kevin Marchand, lartisan-pisciniste.




